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Impacts environnementaux et paysagers des nouvelles productions énergétiques sur les parcelles et bâtiments agricoles : communiqué de presse
Cette éttude du Ministère de l’agriculture/SOLAGRO/Agence Paysages dresse un état des lieux et formule des recommandations. Etude téléchargeable sur le site du ministère de l'agriculture

Communiqué de presse du 20 juillet 2009.

Toitures, friches, terres arables : l’espace agricole est devenu en quelques années, un enjeu énergétique et de ce fait, économique, fort. Les dispositifs incitatifs mis en œuvre pour déployer à grande échelle de « nouvelles »  énergies renouvelables sur notre territoire interpellent les agriculteurs et les collectivités locales quand ils ne les mettent pas sous pression.
Quelles sont, et d’où viennent ces « nouvelles » énergies ? Pour l’essentiel, il s’agit des taillis à courte et à très courte rotation, de parcelles agro-forestières, de myscanthus et autres couverts environnementaux, de digesteurs de biogaz, de toitures et champs solaires photovoltaïques, de séchoirs solaires,…
Cette accélération des projets pose la question de leurs impacts - avérés ou potentiels - sur les paysages, la biodiversité, et plus largement, sur les modalités d’occupation de l’espace. Pour mieux cerner et maîtriser cette dimension des projets, le ministère de l’agriculture -  a confié une étude au groupement SOLAGRO/l’Agence Paysages.

Premier constat : ces filières concernent à peine un millier d’agriculteurs, ce qui est peu au regard des filières plus  conventionnelles que sont les agrocarburants, le bois énergie, l’éolien…
Ainsi moins de 100 fermes laitières sont équipées de chauffe-eau solaires, alors qu’elles sont de grosses consommatrices d’eau chaude.  Un résultat à comparer à l’objectif de 20 000 installations à l’horizon 2020.

Pour ce qui concerne le photovoltaïque, l’étude dénombre 200 toitures de bâtiments équipées, et 3 installations sur des friches industrielles. Mais il y aurait plusieurs centaines de projets, souvent sur d’anciennes terres pastorales ou viticoles.
Le biogaz agricole, dont le potentiel est de l’ordre de plusieurs milliers d’installations, se résume à 8 installations en fonctionnement,…
Eclipsées par les 800 000 ha d’agrocarburants -  colza, tournesol, blé, et betterave – les nouvelles cultures énergétiques couvrent quelque 500 ha. Elles sont valorisées non pas en carburant, mais en chaleur et électricité,  ce qui peut à terme les mettre en concurrence de débouchés avec les filières bois-énergie.
Adossée aux prévisionnels de développement des filières, l’étude formule des recommandations techniques et réglementaires pour mieux en cadrer le développement. Si les effets sur la biodiversité, comme sur la qualité de paysage s’analysent projet par projet, site par site, elle insiste sur la nécessité d’avoir une approche des atouts et faiblesses de chaque filière, de les mettre en perspective les unes avec les autres dans une démarche de développement à l’échelle des territoires, permettant de les « localiser » au mieux au regard des potentialités d’accueil, voire de jouer de leurs complémentarités.
Un exemple de ces complémentarités à rechercher ?

Les taillis  de saules à courte rotation utilisent peu d’intrants et protègent très efficacement les sols sensibles à l’érosion. Les surfaces occupées par ces taillis, sous réserve de proximité géographique, peuvent servir de zone d'épandage et de traitement de finition "tertiaire" des effluents de station d'épuration urbaines. D’une manière générale, les projets porteurs de bénéfices multiples sont à privilégier dans la mesure où ils  maximalisent la valorisation de l'espace.

L’étude montre enfin que les superficies agricoles susceptibles d’être dédiées à la production de ces nouvelles filières, pèsent peu - pour le moment - au regard du gel définitif que représente l’urbanisation (60 000 ha tous les ans).

Direction Générale des Politiques Agricoles, Agroalementaries et des Territoires DGPAAT/ / SOLAGRO - P. Pointereau ; J.L. Bochu ; C. Couturier ; F. Coulon / Agence Paysages - A. Arnal ; S. Giorgis
Contact presse : Isabelle Meiffren, le 20 juillet 2009.










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