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  |  2-4 Octobre 2003 : Séminaire ''The Future of Biogas in Europe'', à Esbjerg (Danemark)
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  |  Une centaine de participants venus de toute l’Europe, notamment des iles britanniques. Des européens de l’Est - Pologne, Hongrie, Croatie, Tchéquie. Une impressionnante délégation japonaise. Des canadiens, mexicains. Et deux français.
La conférence (et ses coulisses), organisée par l’équipe de Jens-Bo Holm-Nielsen de l’Université du Sud Jutland, a été riche de débats. Au cœur de la problématique : le devenir des sous-produits et déchets d’origine animale, notamment des abattoirs.
En Allemagne, les promoteurs du biogaz agricole tentent d’obtenir des tarifs similaires à ceux récemment adoptés par l’Autriche, de manière à pouvoir développer des unités de méthanisation de productions purement agricoles : déjections et cultures énergétiques. Selon Michaël Köttner, de l’IBBK, un tarif de 160 Euro/MWh él. permettrait de financer ces réalisations, sans nécessité de co-financement par une redevance sur des déchets extérieurs, qui est la pratique courante actuellement. Un moyen de relancer la méthanisation à la ferme, dont la hausse spectaculaire de ces dix dernières années se ralentit.
Parmi les travaux de recherche prometteurs, on peut signaler les travaux présentés par Willy Verstraete (Université de Gand, Belgique) sur les traitements '' intégrés '' (digestion classique suivie d’une hydrothermolyse ou d’une oxydation humide, puis digestion UASB des effluents), qui permet de doubler la biodégradation des déchets ligneux.
Plusieurs contributions montrent également les potentialités offertes par la méthanisation, de plus en plus souvent conçue comme un moyen d’optimiser le recyclage des différentes formes de nutriments (azote, phosphore, potassium, matière organique). Ce qui explique son succès, en Allemagne, auprès des exploitations en agriculture biologique.
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  |  24-25 Septembre 2003 : '' International Seminar on Anaerobic Digestion of Slaughterhouse Wastes'', à Narbonne
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  |  Après le séminaire sur la méthanisation des déchets organisé en Juin 2003, René Moletta (INRA Narbonne) a réunit à nouveau des spécialistes européens sur la méthanisation des déchets d’abattoirs, avec le soutien du GIS Prion.
Le digesteur des boues des abattoirs Louis Gad, dans le Finistère, constitue la première réalisation en France. Il est entré en service en Août (SOLAGRO avait réalisé les tests de digestibilité en laboratoire).
Un cas d’application particulièrement adapté pour la méthanisation, acceptée comme moyen de traitement par le règlement européen n°1774/2002 pour la catégorie 3, ainsi que pour la catégorie 2 moyennant une stérilisation préalable à 133°C, qui peut être assurée par le biogaz.
Celle-ci a-t’elle également une place (comme pré-traitement ?) pour les déchets dits '' à risque '' (catégorie 1), qui doivent obligatoirement finir en incinération ?
Le débat reste ouvert, et suscite des opinions mitigées parmi les spécialistes. L’Institut pour l’Agrobiotechnologie de Tulln (Autriche) a procédé à des tests, montrant une diminution du Prion d’un facteur 10 dans des conditions ordinaires de méthanisation (55°C x 15 jours)… Mais ces résultats devront être confirmés par d’autres recherches avant de pouvoir affirmer quoi que ce soit.
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