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  |  Le Conseil d’administration de Solagro a exprimé le 16 octobre 2003, le souhait que soit engagée, en préalable à toute décision relative à la construction de cet ouvrage de 80 millions de m3 (la plus grosse réserve agricole de France), l’étude d’un scénario basé principalement sur la réalisation d’économie d’eau au niveau de l’irrigation. Selon nos premières estimations, une réduction potentielle de 15 % des surfaces irriguées, permettrait une économie de l’ordre de 50 millions de m3. Ce scénario intègre les évolutions prévisibles du contexte économique agricole, lequel pourrait inciter les agriculteurs à réduire leurs surfaces irriguées dès lors que sont prises en compte : - les charges de structures (amortissement des équipements, coût de l’énergie de pompage), - les aides agroenvironnementales à la réduction de l’irrigation jusque-là peu mobilisées - et les conséquences du découplage (partiel ou total) des aides discutées dans le cadre de la nouvelle PAC, qui devraient rendre la culture du maïs irrigué moins attractive. A la demande de la Commission particulière de débat public, Solagro a présenté en plénière le 19 décembre 2003, un projet de cahier des charges. Pour ce qui concerne le volet agricole du dossier, nous estimons qu’il est nécessaire de faire un état précis de l’irrigation et de son évolution ces dernières années ainsi qu’une typologie des irrigants tant les données en la matière sont floues. Autres données à clarifier : les performances économiques réelles de l’irrigation : coûts, marges et revenus des exploitants, coûts pris en charge par la collectivité sous forme de primes, d’aides aux équipements…
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