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Les résultats de l'enquête réalisée par SOLAGRO pour Observ'ER et l'Observatoire de l'Energie, montrent que 3.200 GWh (soit 276.000 tep d'énergie primaire) sont produits sur les stations d'épuration urbaines et industrielles en France, les centres de stockage de déchets (CSD) qui pratiquent la valorisation du biogaz (non compris les CSD qui n'utilisent le biogaz que pour évaporer les lixiviats de décharge, ou les CSD qui brûlent simplement le biogaz en torchère), et l'usine de méthanisation des déchets d'Amiens.
Sur ce total, 1.900 GWh (soit 168.000 tep d'énergie finale) sont valorisés (la différence provient surtout des CSD qui brûlent en torchère les excédents non valorisés) et transformés en électricité (346 GWh) et en chaleur (683 GWh), soit au total 1029 GWh d'énergie utile. Les pertes (920 GWh) sont principalement dues à la chaleur non valorisée des centrales qui ne produisent que de l'électricité (CSD).
Le fait marquant de ces dernières années est la progression de la production d'électricité à partir de gaz de décharge, passée de 47 GWh en 1999 à 253 en 2001. On attend 417 GWh à la fin de l'année 2003, pour une puissance installée de 62 MW électrique.
En 2000 et 2001, la progression a été surtout le fait des 3 centrales de Goussainville (11 MWe), Claye Souilly (11 MWe) et BIOVALE (6 MWe).
Actuellement, ce sont des unités d'une puissance de 2 MWe en moyenne qui sont mises en service. Le tarif ''gaz de décharge'' assure en effet une rentabilité correcte pour des unités de cette taille. On peut prédire que ce gisement sera exploité d'ici 2007, avec une production de l'ordre de 600 GWh.
Au delà, il restera encore un potentiel de plus de 1.000 GWhe/an, dispersés sur des sites d'une capacité moyenne de 1 MW et pour lesquels le tarif actuel est inadapté.
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