 |

La construction du projet GEOTEXIA va bientot débuter. L’objectif ? Transformer 35.000 tonnes de lisiers de porc et 40.000 tonnes de résidus agro-alimentaires, en granulés substituables à des fertilisants chimiques. Un procédé dans lequel rien ne se perd : la totalité des éléments minéraux seront conservés dans ces granulés, de meme que la matière organique peu biodégradable, celle qui contribue à fabriquer l'humus des sols. La fraction biodégradable quant à elle, est transformée en biogaz par méthanisation. Le biogaz fournit l'énergie nécessaire au procédé, qui comprend plusieurs étapes : déshydratation mécanique du substrat digéré, évaporation de la fraction liquide, osmose inverse, séchage de la fraction solide. L'eau épurée irriguera 14 hectares de taillis à courte rotation, qui serviront à alimenter des chaufferies locales alimentées au bois déchiqueté. La co-digestion apparaît ici comme une solution pour des exploitations familiales qui, ne pouvant investir dans des unités individuelles d’épuration, serait appelées à disparaître, phénomène qui amplifierait plus encore la concentration des gros élevages. En outre, ces unités individuelles, pour la plupart, transforment l'azote organique ou ammoniacal des lisiers, en azote atmosphérique (avec au passage dégagement de protoxyde d'azote, redoutable gaz à effet de serre), en consommant de l'électricité. Tandis qu'ailleurs, des usines de production d'engrais transforment l'azote atmosphérique en ammoniac, en consommant de grandes quantités de gaz naturel fossile (il faut une tonne de méthane pour produire une tonne d'ammoniac). La CUMA d’éleveurs de porcs "Mené-Energie", qui a porté le projet depuis ses origines, avait fait appel à SOLAGRO pour l'assiter lors du montage du projet (études de faisabilité). Elle a choisi comme opérateur la société SINERG (groupe IDEX) avec laquelle nous avons longuement collaboré sur ce projet original. Une société locale, GEOTEXIA, a été créée par SINERG, avec la participation des éleveurs.
Le projet a reçu l'approbation du Conseil départemental d'Hygiène (CDH) et de la Préfecture des Cotes d'Armor en Juillet 2004.
Haut de page 
Page suivante : Valorga : un repreneur pour une dimension européenne |
 |

|
 |